
Par son langage transgressif, Jorge Enrique Adoum a construit une identité littéraire où la créativité se mêle à l’idiolecte, le post-espagnol comme il aime à l’appeler, dont la traduction s’avère d’autant plus complexe que l’échelle d’interprétation est à la fois polysémique et polyphonique. Cette langue équatorienne et littéraire a participé des fondements de la littérature équatorienne actuelle en érigeant le quotidien en littérature, le phrasé populaire en sujet poétique. Traduire sa narration et sa poétique dans le texte et hors la marge exige de recourir à un spectre large de stratégies de traduction fondées sur la réingénierie de construction langagière.
Mots clés : Créativité littéraire, Traduction, Poésie, Polysémie, Polyphonie