
Au chapitre « De la “viveza criolla” » de son livre Ecuador: señas particulares, Jorgenrique Adoum dresse un portrait cinglant de l’équatorianité à travers un trait caractéristique de son idiosyncrasie, la viveza criolla, cette attitude de roublardise endémique qui gangrène la société. Dans une analyse à la croisée de la philosophie et de la sociologie, Adoum établit à la fois un diagnostic des causes de ce mal et en énumère les manifestations à toutes les échelles de la société. Quoiqu’amer, ce portrait reste une déclaration d’amour de l’auteur à son pays qui s’inscrit dans la lignée de son œuvre poétique et narrative.