
Cette étude présente les controverses et débats qui ont eu lieu dans l’Espagne du Siècle d’Or entre les partisans de l’usage du latin dans les publications de l’époque et ceux qui, au contraire, prônaient l’emploi du castillan. Elle se propose de démontrer, à partir d’un corpus de textes espagnols des XVe, XVIe et XVIIe siècles, comment la défense de la langue vernaculaire (dite aussi langue vulgaire ou romance), qui se faisait aux dépens du latin et qui apparaît clairement dans ces écrits, a correspondu à l’affirmation d’un sentiment national, c’est-à-dire à la prise de conscience de l’existence d’une réelle identité culturelle.