
La répression exercée après les révoltes de 1592 et la publication, au début du XVIIe siècle, de récits très critiques envers le système juridique aragonais poussèrent le pouvoir politique aragonais à organiser une campagne de défense de ses particularismes et de promotion de ses institutions. Les chroniqueurs engagés dans ce but durent restaurer l’autorité du royaume en imposant un récit hégémonique. Un processus qui devait également passer par la démonstration de leur propre autorité en tant que chroniqueurs, ce qu’établirent les autorités politiques. Cet article propose ainsi une étude d’une transmission à double sens de l’autorité entre le pouvoir politique et les historiens en Aragon.