
Le féminisme noir au Brésil surgit dans l’entrecroisement des mouvements noirs et du féminisme blanc des années 1970, de manière similaire à ce qui se passa aux États-Unis, alors que le féminisme décolonial, phénomène plus récent, concerne plus directement les populations amérindiennes. Le présent article postule que ces féminismes pluriels partent des mêmes postulats épistémologiques et politiques. Lélia Gonzalez (1935-1994) et Sueli Carneiro (née en 1950) sont les deux figures de proue qui ont favorisé l’éclosion du mouvement féministe noir.