
L’ordinaire est entré dans la pensée esthétique et dans les modes de représentation de la réalité littéraire avec la Modernité, grâce au développement de l’individualisme et des projets d’Etat–Nation. Pour l’Ecole espagnole de philologie, l’ordinaire est la coutume. Face aux représentations classiques et les abstractions, le Costumbrismo romantique se nourrit de ce qui l’entoure, de l’immédiat, de ce qui est actuel et vulgaire. De ce fait, tout peut être considéré comme étant de l’art et peut être sublime. Dans l’atelier de l’artiste, la coutume synthétise l’authentique et l’autochtone, et par conséquent, elle singularise la nation. C'est là que se trouvent les clés du roman moderne, et de la mimésis réaliste et naturaliste.