Résumé :
Le présent article revient sur les premiers récits publiés par Ricardo Menéndez Salmón ‒auteur espagnol (Asturies)‒, quelque peu oubliés dans une œuvre qui compte aujourd’hui quatorze romans ‒le dernier en date, Arca, est sorti des presses en 2026‒, et trois recueils de récits courts. Nous y faisons l’étude du village fictif de Promenadia, invention de l’auteur, tel qu’il se construit et tel qu’il évolue entre le roman Los arrebatados (2003) où il apparaît pour la première fois, La noche feroz (2006) et Derrumbe (2008), avec pour fil conducteur l’idée d’une fondation de l’écriture dans la fondation du lieu fictif. Nous essaierons en effet de montrer comment, en inscrivant les premiers romans au sein d’une tradition littéraire à laquelle il est rendu hommage, tout en contribuant à forger une identité littéraire propre, Promenadia dans sa construction romanesque constitue l’une des pierres d’assise de l’œuvre en ses débuts.
Mots-clés : Ricardo Menéndez Salmón, Fondation, Tradition littéraire, Identité littéraire.