
La Guerre Civile espagnole (1936-1939) donne lieu à une sourde lutte internationale entre les agents de chaque camp. En France, une vague d’attentats contre les intérêts républicains en constitue l’un des ressorts les plus manifestes. Les services français de surveillance peinent d’abord à interpréter ce phénomène, attribué à tort aux anarchistes. Des partisans du camp franquiste sont ensuite mis en cause sans que des mesures de forte incidence soient prises à leur égard. Pour le comprendre, cet article revient sur la « politisation du renseignement » déjà mise en évidence par Peter Jackson à propos du conflit espagnol.