
La notion d’auteur semble peu pertinente dans le monde de l’écriture médiévale, dominé par l’imaginaire de l’auctoritas. Le présent article entend décrire le rapport complexe du scripteur médiéval à l’écrit et les diverses positions énonciatives qui en découlent, selon une hiérarchie déterminée. Il se propose ainsi de réfléchir à la manière dont Alphonse X, en tant que roi, a investi l’autorité d’écriture pour élaborer un discours historiographique conforme à son projet politique, dessinant alors une place pour une “auteurité”.